Le patrimoine ferroviaire

L’aménagement des anciennes lignes de chemin de fer en « chemins du rail », comme, par exemple, via le programme RAVeL de la Région wallonne, permet à l’usager de retrouver, à pied, à vélo, à cheval, en chaise roulante ou en roller, de multiples traces du chemin de fer et du savoir-faire de ses ingénieurs. Leur conservation, leur restauration et leur entretien rencontrent trois objectifs complémentaires :

  • garder le souvenir d’une activité économique qui marqua nos villes et nos villages pendant plus d’un siècle :
  • animer le chemin du rail pour l’agrément de l’usager, en évitant qu’il ne se déplace le long d’une banale piste cyclable ou d’un chemin anonyme ;
  • conserver des éléments en pierre, en brique, en béton, en métal ou en bois qui peuvent jouer un rôle écologique non négligeable (préservation d’espaces chauds et secs, abris pour les petits animaux).

Lexique

BV ou BR - Bâtiment des voyageurs ou des recettes (communément appelé « la gare ») Gare - Ensemble des installations permettant l’arrêt des trains ainsi que le chargement et le déchargement des voyageurs et des marchandises HM - Hangar à marchandises A - Aqueduc (petit passage sous la ligne pour un ruisseau) P - Pont (une rivière ou un ruisseau passe sous la ligne) PI - Passage inférieur (un chemin ou une route passe sous la ligne), dit aussi pont-rail PS - Passage supérieur (un chemin ou une route passe au-dessus de la ligne), dit aussi pont-route PX - Deux lignes de chemin de fer se croisent à des niveaux différents PN - Passage à niveau Clôtures VDV - Clôtures à motifs rectangulaires(VDV pour Henry Van De Velde) Clôtures Roulers - Clôtures à motifs en carré sur pointe BK - Borne kilométrique BH - Borne hectométrique Balise ou indicateur d’approche -panneau vertical portant des traits ou des chevrons. Annonce l’approche d’un signal Système funiculaire - Ensemble de fils et de poulie permettant la commande à distance des aiguillages et des signaux. Il existe aussi un système de commande à tringles métalliques.

Richesse du patrimoine ferroviaire

Les traces sur le terrain

En particulier dans les zones vallonnées, les lignes ferroviaires présentent le plus souvent une alternance de tranchées et de remblais, permettant au chemin de fer de franchir les vallées et de se frayer un chemin au cœur des collines.. Pour l’usager du RAVeL :

  • les tranchées ou déblais présentent souvent une zone d’ombre, riche en végétation, et peuvent abriter des associations de plantes très particulières
  • les remblais offrent souvent d’agréables points de vue sur le paysage environnant. Il est utile de prévoir quelques ouvertures dans la végétation à des endroits où un défrichage ne cause pas de dommages à la biodiversité.
  • les talus sont le plus souvent plantés, à l’initiative du chemin de fer ou de manière spontanée, d’une importante végétation qui stabilise le terrain et qui constitue un élément essentiel du maillage écologique. Inutile de dire que tout remblaiement de tranchée ou tout arasement de remblai est à proscrire si l’on veut éviter la perte de la trace historique sur le terrain ou la modification du relief, peu favorable aux cyclistes qui apprécient particulièrement la déclivité modérée des chemins du rail.

De nombreuses raisons plaident pour que le RAVeL occupe au plus près le tracé historique de l’ancienne ligne. Citons deux de ces raisons :

  • le maintien du RAVeL sur l’assiette ferroviaire garantit la pérennité du tracé historique et de certaines de ses composantes patrimoniales. Un exemple : sans une utilisation régulière et faute d’être intégrés à un réseau cohérent, les ponts ferroviaires risquent de disparaître par absence de budgets consacrés à leur sauvegarde et à leur entretien. Seule leur intégration dans un réseau de mobilité leur assure une bonne chance de survie;
  • il s’agit là d’un remarquable exemple de ré-affectation d’une réalisation des XIXe et XXe siècles en fonction des besoins nouveaux de la société. Des exemples de conservation intégrée aussi cohérents sont très rares .

Les ouvrages d’art

Les murs

Même s’ils ne relèvent pas de techniques aussi élaborées que les ponts et les tunnels, les murs et murets témoignent de l’action menée par le chemin de fer pour modeler et maîtriser le terrain. Nous attirerons particulièrement l’attention sur le perré, mur non rejointoyé, dit en « pierres sèches ». On évitera de le rejointoyer à la fois pour des raisons patrimoniales et pour son intérêt écologique (lieu de prédilection des lézards - principalement lézards des murailles, mais aussi lézards vivipares - s’ils sont bien exposés et bien abrités, ainsi que d’une série de plantes typiques à ces milieux tels plantes à fleurs, mousses, fougères) .

Les ponts

Les ponts sont les témoins les plus visibles et les plus fréquents de l’art des ingénieurs ferroviaires. Ils représentent l’une des plus grandes richesses des lignes désaffectées même si leur maintien et leur restauration posent de nombreux problèmes. On distingue deux types de ponts : le pont-rail (pont sur lequel passe le chemin de fer, franchissant une route ou une rivière ; dans le cas d’une route, on dit aussi passage inférieur ou PI) et le pont-route (pont sur lequel passe la route pour franchir une voie ferrée ; on dit aussi passage supérieur ou PS). On réservera une attention particulière aux garde-corps qui présentent de nombreuses variantes, toutes typiques de l’art ferroviaire. Si un dispositif complémentaire doit être ajouté pour assurer une meilleure sécurité des usagers, on veillera à ne pas dénaturer cette silhouette. La destruction d’un pont entraîne toujours une perte considérable en terme de patrimoine et de continuité du chemin du rail (pour les ponts-rails), d’agrément et d’intérêt pour les voyageurs (pour les ponts-routes). Ces derniers offrent souvent de belle vue sur le paysage et signalent l’existence du chemin du rail à l’attention des usagers de la voirie qui passe en dessous. Si le pont a été détruit préalablement à l’établissement du RAVeL, on veillera à ce que le nouveau pont, sans imiter servilement l’ouvrage ferroviaire disparu, en respecte la silhouette générale. On trouve également une multitude de petits ouvrage : aqueducs, dalots, ponceaux, qui tous méritent préservation et entretien. Les tunnels, quant à eux, véritables monuments de l’art ferroviaire, constituent une attraction certaine le long des chemins du rail. Ils présentent souvent moins de problèmes techniques qu’on l’imagine, à l’exception des entrées, plus sensibles aux intempéries que l’intérieur de l’ouvrage.

La « botanique » ferroviaire ou petit patrimoine ferroviaire

Lors du démontage des voies, il est fréquent que l’on enlève toute la signalisation métallique qui peut être revendue sous forme de mitraille. Il existe quelques heureuses exceptions de signaux mécaniques préservés. Il subsiste d’autre part de nombreux vestiges en béton : bornes, balises, signaux divers. Ces petits éléments sont un peu comme des « fleurs » ferroviaires, typiques des lignes désaffectées.

Les bornes

Il en existe plusieurs familles :

  • les bornes d’emprise ferroviaire, dites « bornes de chemin de fer » (bornes en pierre ou en béton délimitant le domaine ferroviaire). Selon l’inscription qu’elles portent, elles témoignent des grandes époques de l’aventure ferroviaire belge : les chemins de fer de l’État (bornes EB, CF ou CFB), les compagnies privées (par exemple les bornes HC de la Compagnie Hesbaye-Condroz) et, enfin, la SNCB avec le B dans un ovale, toujours en vigueur;
  • les bornes-repère (Br), servant à l’alignement de la voie et la détermination des courbes.
  • les bornes kilométriques (BK), en fonte (les plus rares), ou en béton. Dans le cas du RAVeL, l’habitude est maintenant acquise de considérer, comme kilométrage RAVeL. le kilométrage d’origine du chemin de fer y compris dans les cas où la piste RAVeL ne commence pas elle-même au km 0. La Direction Opérationnelle des Routes (DGO1) rachète fréquemment des BK ferroviaires pour baliser le RAVeL. * les bornes hectométriques (BH) ; celles que l’on trouve sur les anciennes lignes sont de même forme que les BK, mais plus petites.

Les balises

La balise, ou indicateur d’approche, est un panneau rectangulaire vertical, portant des traits ou des chevrons et indiquant l’approche d’un signal. La balise, le plus souvent en béton, est l’un des vestiges ferroviaires les plus intéressants sur nos anciennes lignes. Contrairement aux BK et BH qui s’égrènent régulièrement le long du tracé, les balises annoncent toujours l’approche d’un point singulier : bifurcation, entrée en gare, etc. Les balises à traits sont les plus précieuses, car elles datent de l’époque où la ligne était exploitée de manière régulière. Les balises à chevron, plus tardives, correspondent à une période d’exploitation simplifiée : pour faire simple, lorsque le trafic voyageurs avait été supprimé.

Les signaux

Les signaux servant autrefois à la circulation régulière des trains ont presque toujours été démontés lors de la désaffectation de la ligne. Les quelques rares exemplaires subsistant doivent donc être préservés jalousement. Il subsiste parfois des éléments du « système funiculaire », ensemble de fils métalliques et de poulies qui commandait autrefois, à partir des cabines de signalisation, les aiguillages et les signaux. On trouve encore, ça et là, des supports de poulies guide-fil, des compensateurs à poids, etc. Quelques gares conservent aussi des vestiges du système de commande à tringles. Ces petits éléments, faute d’usage, risquent fort de disparaître si aucune mesure de conservation n’est prise en leur faveur. On trouve également le long des lignes désaffectées :

  • des signaux de limitation de vitesse, reconnaissables à une pointe dirigée vers le bas. Le chiffre 1 indique une limitation à 10 km/h, le chiffre 2 une limitation à 20 km/h. Un signal « SF 05 » obligeait le conducteur à siffler (fluiten en néerlandais) et à passer à 5 km/h.
  • des signaux « STOP » à l’approche d’un passage à niveau.
  • des panneaux circulaires avec le numéro du passage à niveau
  • toujours à proximité des passages à niveau (ou PN), des poteaux-repères le long de la chaussée concernée et les croix de St-André bien connues des automobilistes.
  • des indicateurs de déclivité, etc.....

A propos des passages à niveau, signalons aussi les pavés qui bordaient les rails. Leur préservation permet :

  • de conserver une trace de l’ère ferroviaire.
  • de marquer, pour les usagers de la chaussée et du RAVeL, l’approche d’un point potentiellement dangereux.

Les vestiges de la voie

De manière générale, le RAVeL est aménagé sur des lignes qui ont été préalablement déferrées, la valeur du métal revenant bien entendu à la SNCB. Toutefois, il existe encore, ça et là, certains vestiges de la voie ou de ses accessoires (aiguillages, taquets d’arrêt…). En plus de leur valeur patrimoniale, ces vestiges présentent:

  • un intérêt didactique : on peut expliquer à une classe d’école ou à un groupe de visiteurs certains aspects de la technologie ferroviaire en toute sécurité, ce qui est impensable sur une ligne en activité.
  • un intérêt écologique : la présence de pièces métalliques, souvent massives, favorise la présence d’espèces animales aimant les endroits chauds et secs. Les traverses, si elles ne sont pas traitées, retourneront progressivement à l’état d’humus. Un entassement de traverses ou de pierres peut cependant servir d’abri pour une série de petits animaux (insectes, reptiles, oiseaux).

Signalons encore de petits vestiges métalliques qui, même s’ils ont perdu leur fonction première, constituent autant d’intéressantes marques du passé ferroviaire et méritent d’être conservés :

  • boîtier téléphonique (téléphone de voie ou de signal)
  • armoire ou boîtier de connexion électrique
  • bac pour batteries.

Le patrimoine bâti

Dans le langage ferroviaire, la gare (ou station) est « l’ensemble des bâtiments et des voies d’un chemin de fer où se font le dépôt des marchandises, l’embarquement et le débarquement des voyageurs ». Ce que l’on nomme la « gare » en langage courant est en fait le « bâtiment des voyageurs » (abr. : BV) ou le « bâtiment des recettes » (abr. : BR). Nous n’insisterons pas sur l’importance de ces bâtiments, largement décrits ailleurs dans ces cahiers. Nous rappellerons simplement que, outre sa valeur patrimoniale, le BV est un élément structurant du site de la gare. Sa disparition entraîne toujours un appauvrissement du quartier et une déstructuration de l’espace urbain. Il appauvrit également le site qui sera traversé par les usagers du RAVeL. Il existe de nombreux autres bâtiments ferroviaires qui, tous, méritent des mesures de préservation si l’on veut éviter une banalisation du paysage autrefois marqué par le chemin de fer :

  • abris pour voyageurs (dans les sites de gare ou aux points d’arrêt)
  • cabines de signalisation
  • châteaux d’eau
  • hangars aux marchandises (avec leurs quais éventuels)
  • lampisteries
  • loges (abri pour les ouvriers, les gardes-barrières, les gardes-excentriques - c’est à dire les aiguilleurs, les gardes-signaux, etc.)
  • magasins (pour les matériaux ou l’outillage destiné à l’exploitation)
  • maisonnettes : habitations pour piqueurs (ouvriers à la voie), pour garde-barrières, pour signaleur, etc.
  •  « pavillons d’aisance » ou « pavillon des latrines »
  • remise à locomotives (appelée « rotonde » lorsque l’assise du bâtiment décrit un arc de cercle)
  • abris antiaériens (permettait au personnel de manœuvre de s’abriter en cas de bombardement).

La SNCB a souvent revendu les bâtiments dont elle n’avait plus l’usage. Quelques-uns subsistent sur le terrain proposé à la Région wallonne pour l’aménagement du RAVeL : loges de PN, de piocheurs ou de garde-excentriques, abris anti-aériens. Leur préservation est d’autant plus importante que ces petits bâtiments se font rares. Ils constituent d’excellents abris pour les utilisateurs du chemin du rail (voir la ligne 150 à Éprave où une loge de piocheurs à été remarquablement restaurée par le MET).

Les sites de gare

Même dans les localités peu importantes, les voies d’évitement, de garage ou de marchandises pouvaient occuper des espaces allant de un à plusieurs hectares. À l’exception d’une bande de quelques mètres de large destinée au RAVeL, la SNCB se réserve ces terrains pour les valoriser. Il est souhaitable que la Région ou les communes puissent les acquérir pour les réserver à des aménagements d’intérêt public : parcs d’agrément, équipements sportifs, marchés, aires de jeux, etc Tout au moins serait-il heureux que ces espaces fassent l’objet de plans d’aménagement concertés afin que la structure globale de l’ancien site ferroviaire puisse être conservée et que le RAVeL s’y intègre de manière structurée. Les sites des gares recèlent de nombreux éléments de petit patrimoine :

  • les quais (marquent le passage du « ravelliste » dans le site de la gare et peuvent servir de banc naturel)
  • la plaque indicatrice du nom de la station
  • les lampadaires (devenus rares)
  • la rampe de chargement (quai à marchandises comportant une partie inclinée permettant aux véhicules ou au bétail d’accéder directement au plancher des wagons)
  • les pavés des anciennes cours à marchandises
  • le pont à peser ou « bascule »
  • la jauge de chargement, dite familièrement « gabarit » (portique métallique sous lequel on fait passer un wagon après l’avoir chargé pour vérifier que le chargement ne dépasse pas le gabarit)
  • les heurtoirs : obstacles artificiels, composés d’un ou deux montants et d’une traverse horizontale, marquant la fin d’une voie ferrée. Un ancien heurtoir signale de manière symbolique et plaisante le début d’un chemin du rail exactement là où se termine une ligne encore ferrée.

Réservons une mention particulière aux clôtures de chemin de fer. Le domaine ferroviaire est souvent délimité par de nombreux éléments de clôture en béton, véritables signatures du chemin de fer sur le terrain. Il en existe plusieurs types dont les principaux sont :

  • les panneaux « Roulers », en diamant ou carré sur pointe, les plus anciens
  • les panneaux VDV , à motif rectangulaire, les plus récents
  • les poteaux (d’angle et d’arrêt) pour fils, en béton, tout usage

Ces clôtures sont également fréquentes à proximité des passages à niveau. Outre leur valeur patrimoniale, elles structurent l’espace le long et autour du RAVeL et servent de signal de sécurité à l’approche des PN. Les clôtures VDV peuvent encore être acquises à la SNCB.

Le péri-ferroviaire

Né avec l’arrivée du chemin de fer, le quartier de la gare est assez naturellement émaillé de bâtiments dont le style découle de leur fonction, elle-même liée à l’activité ferroviaire. C’est ce que l’on nomme souvent le « péri-ferroviaire » Parmi ces bâtiments citons :

  • le café de la Gare
  • l’hôtel des Voyageurs les petits bâtiments industriels dont certains conservent encore leur quai de chargement ou leur lucarne avec poulie pour le chargement des marchandises.
  • Comme pour le site des voies, ces espaces structurants que sont les places de la gare doivent faire l’objet d’une attention particulière : préservation des bâtiments contemporains du chemin de fer * plan d’aménagement intégrant harmonieusement le trafic non motorisé généré par le RAVeL. L’aménagement d’un chemin du rail sur l’ancienne ligne permet souvent de revitaliser ces quartiers parfois promis à un abandon progressif. Les budgets du RAVeL ne pourront pas prendre en compte tous ces aspects. Des synergies avec d’autres instances en charge du patrimoine, de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire, avec les communes, les mouvements associatifs, … par exemple, devront être trouvées.

En guise de conclusion : plaidoyer pour un inventaire

Dans le Code wallon de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et du patrimoine (CWATUP), à l’article 232 § 1, les biens archéologiques sont définis comme suit : « tout vestige matériel, y compris paléontologique ou sa trace, situé sous ou au-dessus du sol, envisagé comme un témoignage de l’activité de l’homme ou de son environnement, d’époque ou de civilisation révolues, indépendamment de sa valeur artistique ».

Nous avons essayé de démontrer que le patrimoine ferroviaire, dans ses multiples facettes, est bien un témoignage de l’activité de l’homme et d’une époque révolue, du moins pour ce qui est des lignes désaffectées. La création du RAVeL en Région wallonne représente une chance unique de sauvegarder, de restaurer et de mettre en valeur ce patrimoine. Certains chantiers du RAVeL ont déjà tenu compte de cette « botanique » ferroviaire et des mesures de rénovation et d’entretien ont été prises.

Une formation adéquate des gestionnaires de chantier et des responsables communaux faciliterait leur tâche et valoriserait totalement leurs efforts. Des propositions dans ce sens ont été formulées à l’intention de la Région wallonne depuis plusieurs années mais n’ont malheureusement pas été suivies d’effet. Tout aménagement du RAVeL, et toute esquisse urbanistique , devrait, pour bien faire, être précédé(e) d’un inventaire complet du patrimoine ferroviaire. A l’heure actuelle, une seule esquisse urbanistique a été précédée officiellement d’un inventaire complet, celle qui a été menée en 2000-2001 pour les lignes 108 et 109, sur le territoire du Parc naturel de la Haute Sambre. Sur d’autres lignes (119, 142, 150), un inventaire partiel a été réalisé sans mission officielle et à titre bénévole par l’asbl « Chemin du Rail ». Signalons pour terminer le cas particulier, et heureux, du chantier mené pour le RAVeL du Borinage au printemps 2002.

À la demande de la Direction de l’Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine de la Région wallonne, l’asbl « Chemins du Rail » a procédé à un inventaire complet du patrimoine ferroviaire des lignes 98 entre Cuesmes et Flénu-Produits et 98 C entre Frameries et Hornu. Cet inventaire a été transmis au SPW, Direction des Routes de Mons. Des réunions de travail, sur plan et sur le terrain, ont permis au SPW et à « Chemins du Rail » d’envisager, dans le cadre du chantier RAVeL, une série de mesures de mise en valeur de ce patrimoine :

  • restauration des petits éléments en béton et métal
  • marquage au sol des bifurcations, même disparues
  • remplacement des BK manquantes, etc.

Le RAVeL du Borinage sera sans doute le chantier modèle en matière de préservation et de mise en valeur du patrimoine ferroviaire, un aspect peu connu et original de notre patrimoine wallon.

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